Environnement et santé en Gambia
Qualité de l'air, espaces verts et politiques de durabilité
Indice de qualité de l'air
La Gambie connaît une qualité de l'air modérée avec des variations saisonnières. L'intrusion de poussière saharienne pendant les vents d'harmattan (décembre-février) augmente les niveaux de particules. Les zones urbaines comme Banjul sont confrontées à une pollution localisée due aux émissions des véhicules et aux activités industrielles. Les zones rurales maintiennent généralement une meilleure qualité de l'air. L'infrastructure limitée de surveillance de la qualité de l'air restreint la collecte de données complètes.
Qualité de l'eau
La qualité de l'eau en Gambie est confrontée à des défis importants en raison de l'intrusion d'eau salée, d'infrastructures de traitement inadéquates et d'un accès limité à l'eau potable dans les zones rurales. Le fleuve Gambie, principale source d'eau douce, subit une contamination due aux ruissellements agricoles et aux rejets industriels. Environ 90 % de la population a accès à des sources d'eau améliorées, mais la qualité reste incohérente.
Système de recyclage
L'infrastructure formelle de recyclage de la Gambie est sous-développée, avec des systèmes de gestion des déchets municipaux limités. Les pratiques informelles de collecte et de recyclage des déchets dominent, en particulier dans les zones urbaines où les récupérateurs de déchets collectent les matériaux recyclables. Le gouvernement a lancé des réformes de gestion des déchets, mais les programmes de recyclage systématiques restent limités. Les déchets plastiques sont une préoccupation croissante avec des mécanismes de collecte formels minimaux.
Espaces verts
La Gambie maintient une couverture forestière d'environ 48 %, composée principalement de savanes boisées et d'écosystèmes de mangroves. Le pays a établi plusieurs zones protégées, dont la Réserve Naturelle d'Abuko et le Parc National de Kiang West. Les forêts de mangroves sont essentielles pour la protection côtière et la biodiversité, mais elles subissent des pressions dues à la conversion et aux impacts climatiques. Les taux de déforestation sont en moyenne de 2 à 3 % par an en raison de l'expansion agricole et de la collecte de bois de chauffage.
Politiques environnementales
La Gambie a établi un cadre politique environnemental complet comprenant la Politique Nationale de l'Environnement (2002) et les Réglementations sur l'Évaluation de l'Impact Environnemental. Le pays est signataire d'accords internationaux majeurs, notamment l'Accord de Paris, la Convention sur la Diversité Biologique et l'UNCLOS. L'Agence Nationale de l'Environnement (NEA) supervise la protection et l'application des lois environnementales. Les initiatives récentes se concentrent sur la protection côtière, la conservation des mangroves et l'adaptation au changement climatique.
- •Politique Nationale de l'Environnement (2002)
- •Réglementations sur l'Évaluation de l'Impact Environnemental
- •Programme d'Action National d'Adaptation (PANA)
- •Stratégie de Gestion Intégrée des Zones Côtières
- •Engagement de l'Accord de Paris (CDN)
- •Convention sur la Diversité Biologique
Risque de catastrophe naturelle
ÉLEVÉLa Gambie est extrêmement vulnérable aux catastrophes naturelles liées au climat, en particulier aux inondations côtières et à l'érosion. En tant que nation de faible altitude avec 80 % de son territoire à moins de 5 mètres au-dessus du niveau de la mer, le pays est très sensible à l'élévation du niveau de la mer et aux ondes de tempête. Les inondations pendant les saisons des pluies (juin-octobre) causent des dommages importants aux infrastructures et à l'agriculture. Les sécheresses menacent de plus en plus la sécurité alimentaire et la disponibilité de l'eau.
Initiatives de durabilité
La Gambie développe sa capacité en énergie solaire grâce à des projets soutenus par le gouvernement et des investissements du secteur privé. Le Projet d'Électrification Rurale vise à apporter l'électricité aux communautés mal desservies en utilisant la technologie solaire. Des installations solaires connectées au réseau sont en cours de développement à Banjul et dans les centres régionaux. Le gouvernement a mis en place des tarifs de rachat pour encourager l'investissement dans les énergies renouvelables.
La Gambie a lancé des programmes de restauration des mangroves pour lutter contre l'érosion côtière et soutenir la biodiversité. Des initiatives communautaires de plantation de mangroves ont restauré plus de 5 000 hectares depuis 2010. Ces efforts offrent une protection côtière, une séquestration du carbone et un soutien à la pêche. Des partenariats internationaux avec l'UICN et le PNUE soutiennent la conservation en cours.
La Gambie met en œuvre le Programme d'Action National d'Adaptation (PANA) axé sur la gestion des ressources en eau, l'adaptation agricole et la réduction des risques de catastrophe. Les systèmes d'alerte précoce pour les inondations et la sécheresse sont renforcés. Des projets d'adaptation communautaire soutiennent les populations vulnérables dans les zones côtières et rurales.
La Gambie a désigné plusieurs sites Ramsar de zones humides totalisant plus de 50 000 hectares pour la protection internationale. Ceux-ci incluent l'estuaire du fleuve Gambie et les plaines inondables associées, essentiels pour les populations d'oiseaux migrateurs. La conservation des zones humides soutient la pêche, la purification de l'eau et la régulation climatique.
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