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Environnement et santé en Gambia

Qualité de l'air, espaces verts et politiques de durabilité

La Gambie est confrontée à d'importants défis environnementaux, notamment l'érosion côtière, la déforestation et la vulnérabilité climatique en tant que nation ouest-africaine de faible altitude. Avec une infrastructure d'énergie renouvelable limitée et des systèmes de gestion des déchets en développement, le pays s'efforce d'équilibrer le développement économique et la protection de l'environnement tout en s'adaptant aux impacts croissants du changement climatique.

Indice de qualité de l'air

0510
Modéré
6.5/10(AQI: 65)
Stable trend

La Gambie connaît une qualité de l'air modérée avec des variations saisonnières. L'intrusion de poussière saharienne pendant les vents d'harmattan (décembre-février) augmente les niveaux de particules. Les zones urbaines comme Banjul sont confrontées à une pollution localisée due aux émissions des véhicules et aux activités industrielles. Les zones rurales maintiennent généralement une meilleure qualité de l'air. L'infrastructure limitée de surveillance de la qualité de l'air restreint la collecte de données complètes.

Qualité de l'eau

0510
Modéré
5.0/10

La qualité de l'eau en Gambie est confrontée à des défis importants en raison de l'intrusion d'eau salée, d'infrastructures de traitement inadéquates et d'un accès limité à l'eau potable dans les zones rurales. Le fleuve Gambie, principale source d'eau douce, subit une contamination due aux ruissellements agricoles et aux rejets industriels. Environ 90 % de la population a accès à des sources d'eau améliorées, mais la qualité reste incohérente.

Seulement 79 % des populations rurales ont accès à l'eau potable. Les zones urbaines ont une meilleure couverture, environ 95 %, bien que les tests de qualité de l'eau restent limités. L'intrusion de salinité menace les réserves d'eau souterraine dans les régions côtières.

Système de recyclage

L'infrastructure formelle de recyclage de la Gambie est sous-développée, avec des systèmes de gestion des déchets municipaux limités. Les pratiques informelles de collecte et de recyclage des déchets dominent, en particulier dans les zones urbaines où les récupérateurs de déchets collectent les matériaux recyclables. Le gouvernement a lancé des réformes de gestion des déchets, mais les programmes de recyclage systématiques restent limités. Les déchets plastiques sont une préoccupation croissante avec des mécanismes de collecte formels minimaux.

Taux de recyclage: 15.0%
plastiquemétalpapier

Espaces verts

La Gambie maintient une couverture forestière d'environ 48 %, composée principalement de savanes boisées et d'écosystèmes de mangroves. Le pays a établi plusieurs zones protégées, dont la Réserve Naturelle d'Abuko et le Parc National de Kiang West. Les forêts de mangroves sont essentielles pour la protection côtière et la biodiversité, mais elles subissent des pressions dues à la conversion et aux impacts climatiques. Les taux de déforestation sont en moyenne de 2 à 3 % par an en raison de l'expansion agricole et de la collecte de bois de chauffage.

Couverture forestière: 48.0%
Parcs nationaux: 5
Réserve Naturelle d'Abuko (295 hectares), Parc National de Kiang West (11 000 hectares), Forêt Culturelle de Makasutu, Parc Forestier de Bijilo et Réserve Ornithologique de Tanji. Ces zones protègent des écosystèmes de zones humides et forestiers essentiels qui abritent des populations d'oiseaux migrateurs et des espèces endémiques.

Politiques environnementales

La Gambie a établi un cadre politique environnemental complet comprenant la Politique Nationale de l'Environnement (2002) et les Réglementations sur l'Évaluation de l'Impact Environnemental. Le pays est signataire d'accords internationaux majeurs, notamment l'Accord de Paris, la Convention sur la Diversité Biologique et l'UNCLOS. L'Agence Nationale de l'Environnement (NEA) supervise la protection et l'application des lois environnementales. Les initiatives récentes se concentrent sur la protection côtière, la conservation des mangroves et l'adaptation au changement climatique.

Politiques clés:
  • Politique Nationale de l'Environnement (2002)
  • Réglementations sur l'Évaluation de l'Impact Environnemental
  • Programme d'Action National d'Adaptation (PANA)
  • Stratégie de Gestion Intégrée des Zones Côtières
  • Engagement de l'Accord de Paris (CDN)
  • Convention sur la Diversité Biologique
Énergies renouvelables: La Gambie vise 60 % d'énergies renouvelables d'ici 2030 dans le cadre de sa Contribution Déterminée au niveau National. La capacité actuelle en énergies renouvelables représente environ 5 à 8 % de la production totale, principalement issue d'installations solaires. Le gouvernement promeut le développement de l'énergie solaire et a lancé des projets pilotes pour des systèmes solaires connectés au réseau.

Risque de catastrophe naturelle

ÉLEVÉ

La Gambie est extrêmement vulnérable aux catastrophes naturelles liées au climat, en particulier aux inondations côtières et à l'érosion. En tant que nation de faible altitude avec 80 % de son territoire à moins de 5 mètres au-dessus du niveau de la mer, le pays est très sensible à l'élévation du niveau de la mer et aux ondes de tempête. Les inondations pendant les saisons des pluies (juin-octobre) causent des dommages importants aux infrastructures et à l'agriculture. Les sécheresses menacent de plus en plus la sécurité alimentaire et la disponibilité de l'eau.

Érosion côtière et inondationsOndes de tempête et marées hautesInondations fluvialesSécheresse et désertificationIntrusion d'eau salée
Impacts du changement climatique: La Gambie a connu une augmentation de température de 0,8 à 1,2°C au cours des 30 dernières années, avec des projections indiquant un réchauffement de 2 à 3°C d'ici 2050. Les régimes de précipitations sont devenus de plus en plus erratiques, avec de graves sécheresses en 2011-2012 et 2015-2016 provoquant des pertes de récoltes. Le niveau de la mer augmente d'environ 4 à 5 mm par an, menaçant les communautés côtières et les infrastructures. Les événements météorologiques extrêmes, y compris les pluies intenses et les inondations, ont augmenté en fréquence, avec des événements d'inondation majeurs enregistrés en 2009, 2015 et 2020. L'estuaire du fleuve Gambie connaît une intrusion d'eau salée s'étendant sur plus de 200 kilomètres à l'intérieur des terres pendant les saisons sèches, contaminant les aquifères d'eau douce et les terres agricoles. Les modèles climatiques prévoient une élévation du niveau de la mer de 0,5 à 1,0 mètre d'ici 2100, déplaçant potentiellement plus de 300 000 personnes et inondant des infrastructures critiques.

Initiatives de durabilité

Développement des énergies renouvelables

La Gambie développe sa capacité en énergie solaire grâce à des projets soutenus par le gouvernement et des investissements du secteur privé. Le Projet d'Électrification Rurale vise à apporter l'électricité aux communautés mal desservies en utilisant la technologie solaire. Des installations solaires connectées au réseau sont en cours de développement à Banjul et dans les centres régionaux. Le gouvernement a mis en place des tarifs de rachat pour encourager l'investissement dans les énergies renouvelables.

Conservation et restauration des mangroves

La Gambie a lancé des programmes de restauration des mangroves pour lutter contre l'érosion côtière et soutenir la biodiversité. Des initiatives communautaires de plantation de mangroves ont restauré plus de 5 000 hectares depuis 2010. Ces efforts offrent une protection côtière, une séquestration du carbone et un soutien à la pêche. Des partenariats internationaux avec l'UICN et le PNUE soutiennent la conservation en cours.

Adaptation et résilience climatique

La Gambie met en œuvre le Programme d'Action National d'Adaptation (PANA) axé sur la gestion des ressources en eau, l'adaptation agricole et la réduction des risques de catastrophe. Les systèmes d'alerte précoce pour les inondations et la sécheresse sont renforcés. Des projets d'adaptation communautaire soutiennent les populations vulnérables dans les zones côtières et rurales.

Protection des zones humides et sites Ramsar

La Gambie a désigné plusieurs sites Ramsar de zones humides totalisant plus de 50 000 hectares pour la protection internationale. Ceux-ci incluent l'estuaire du fleuve Gambie et les plaines inondables associées, essentiels pour les populations d'oiseaux migrateurs. La conservation des zones humides soutient la pêche, la purification de l'eau et la régulation climatique.

Faune et nature

Lamantin d'Afrique de l'OuestVulnéRable
Éléphant d'AfriqueVulnéRable
Hyène tachetéeCommun
Pygargue vocifèreCommun
Crocodile du NilCommun
Loutre à cou tachetéQuasi Menacé